Biologie

La baleine à bosse est un cétacé du sous ordre des Mysticètes. Également appelée mégaptère ou jubarte, elle tient son nom scientifique, Megaptera novaeangliae, du grec « mega » signifiant grand et « pteron » signifiant ailes. Le nom d’espèce « novaeangliae » provient de l’origine du spécimen ayant servi à la description, la Nouvelle-Angleterre. Ce nom évoque la présence de grandes nageoires pectorales, caractéristiques de l’espèce ; mesurant environ un tiers de la longueur du corps de l’animal, elles peuvent atteindre 4 à 5 m !

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La taille de la baleine à bosse est d’environ 15 m et son poids de 30 à 40 tonnes. Sa livrée dorsale est gris foncé alors que son ventre peut être blanc ou noir. Elle possède la particularité de présenter sur la face inférieure de sa nageoire caudale un dessin et une découpe permettant d’identifier chaque individu. Ce motif appelé « empreinte caudale » est utilisé par les scientifiques pour étudier le comportement de l’espèce et pour dénombrer les animaux afin d’estimer la taille des populations. La tête de la baleine à bosse est aplatie et pointue et parsemée de petites protubérances contenant chacune une vibrisse. Son souffle peut s’élever jusqu’à 3 m.

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Nageoire caudale de « Barbelé »

Chez cette espèce la maturité sexuelle est atteint vers l’âge de 5 ans. La gestation dure 10 à 12 mois et l’intervalle entre deux naissances est de deux à trois ans. A la naissance dans les eaux chaudes, le baleineau mesure 3 à 4 m pour un poids de 1 à 2 tonnes. Sa mère l’allaitera pendant plusieurs mois.

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Une maman avec son baleineau

Sur les zones de reproduction, les baleines ne mangent pas ; elles jeunent. Les femelles ayant mis bas pendant l’hiver et allaité leur baleineau auront perdu jusqu’à un tiers de leur poids. Les baleines accompagnées de leurs baleineaux recherchent des zones calmes, protégées où le petit pourra être allaité en toute tranquillité afin de gagner des forces pour entreprendre, au printemps, le grand voyage qui le mènera vers les zones de nutrition. Au cours de ce premier trajet le jeune sera la proie des prédateurs tels les orques épaulards ; il devra donc être en pleine forme pour pouvoir survivre aux dangers d’un tel voyage.

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